TOP
SHOW



 

Partagez|

« T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


▌Hiboux postés : 947
▌Mon arrivée : 30/09/2010

---------------
Patronus: _
Epouvantard: _
Animagus: Non

MessageSujet: « T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn. Mer 2 Mai - 22:52


« T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. »

Revenir à Poudlard en tant que professeur de ma matière préférée était inespéré pour moi, mais surtout ce fut, vraiment cette fois, l'un des plus beaux jours de ma vie, en comptant celui où j'avais enfin reçu ma lettre d'admission l'année de mes onze ans.

Mais cette année la rentrée se profilait différemment. L'explosion de joie qui me prenait habituellement la veille de cet évènement ne vint pas cette fois. J'étais bringuebalé toutes les cinq minutes entre les rires et les larmes, ne sachant plus quoi penser, ni ce que j'allai bien pouvoir faire. Quelques semaines plus tôt nous avions tous été convoqués à l'école, nous les professeurs, par le directeur. Un accident tragique avait frappé la famille Malefoy, et la petite Venia, vivement électrocuté, n'avait désormais plus toute sa tête. Dumbledore nous expliqua les faits, ce qu'il pouvait arriver et comment chacun de nous devait réagir dans ces cas précis. Tous les professeurs eurent l'air vraiment désolé pour la jeune blonde, et cet élan de chagrin forcé me mit hors de moi. J'étais certainement le seul dans cet école à porter autant d'intérêt à l'égard de Venia, sans même avoir à me forcer ne serait-ce qu'un peu.

Cette fille, je la connaissais à peine c'est vrai, elle faisait seulement partie de mes élèves. Mais pour une Serpentard, je la trouvai à part. Elle avait quelque chose de complétement différent de ses camarades, elle était gentille et douce, du moins ce que j'en voyais. Elle avait attisé ma curiosité dès le premier jour où je l'avais vu mettre ses pieds dans ma salle de cours. Je m'étais fait une promesse lorsque j'étais moi-même élève, devenir quelqu'un de bien et le rester. Si jamais je l'étais devenu, j'allai avoir beaucoup de mal à le rester, à moins que le règlement autorise le genre de relation qui se profilait déjà dans mon esprit.

La rentrée arriva donc, et j'en étais bien plus heureux que ce que je croyais pourtant. Voir Venia, attablée avec les élèves de sa maison, cela m'avait rendu ma bonne humeur. Au moins elle était là, en vie, et pouvait encore être heureuse.

La journée se passa, mais je n'eus pas l'occasion de lui parler. Déçu de n'avoir pu me rapprocher d'elle, je me souvins alors qu'elle avait déjà croisé un chien loup blanc dans la cour. Je me souvenais encore de sa main chaude sur le sommet de mon crâne et sur ma truffe. Attrapant une plume, je me rendis compte que le soleil se couchait déjà, mais emporté dans mon élan je n'en tenu pas compte et rédigeai tout de même ma missive avant d'ensorceler le bout de papier pour le lui envoyer.

Ma petite Venia, suis le chien aux yeux multicolores, il est magique tu verras, et tu m'y retrouveras à ses pieds une fois arrivée à destination. Mais je t'en prie, ne sois pas effrayée.
Quelqu'un qui ne te veux que du bien...

Cette tâche achevée, je me précipitai dans la cours de l'école, derrière un pilier afin de me transformer en l'énorme bête velue qui avait l'air de tant plaire aux élèves lorsqu'elle faisait son apparition. Rodant devant la grande porte d'entrée, je n'eus pas longtemps à attendre avant de voir apparaître la longue chevelure blonde et son regard désormais un peu perdu. M'avançant vers elle, je le vis s'accroupir devant moi et me caresser. Sa main était douce, son geste était des plus agréable, si bien que j'aurai pu y rester toute la nuit. Mais je me souvins que je n'étais pas venu là pour les papouilles, si agréables soient-elles, de cette charmante jeune fille. Lui attrapant un pan de sa robe, je l'entrainai doucement avec moi vers la forêt interdite en m'adaptant à sa cadence.

Je n'avais jamais fait ça auparavant, je n'avais jamais eu le courage de l'avouer à quelqu'un, si ce n'est à Dumbledore. Je suis un animagus déclaré certes, mais bien peu de monde connaît mon secret au sein de l'école, encore moins les élèves bien qu'ils me côtoient même en dehors des cours, mais sans le savoir. Nous étions désormais entrés dans la forêt interdite, et Venia m'avait suivi jusque-là. La forêt est un endroit des plus dangereux, et je le savais bien, mais résident de Poudlard à l'année depuis ma scolarité, je m'y étais aventuré plus d'une fois et en connaissais les limites. Et nous étions sur la limite. Ne pouvant aller plus loin, du moins pas avec Venia à mes côtés, je m'arrêtai donc. Levant le museau pour la regarder, elle s'accroupie une fois de plus pour me caresser. Cependant, même si j'adorai cela, ce n'était pas exactement ce que je voulais. Je me souvenais avoir laissé passer ma chance auprès d'Abigaël, je ne voulais pas recommencer.

Reculant de quelques pas, la regardant toujours dans les yeux, je me mis doucement sur deux pattes, avant d'effectuer la transformation. Cela ne dura que quelques secondes à peine, mais ce fut quelques secondes où sentant mon cœur battre à tout rompre, j'avais retenu mon souffle. Désormais debout devant elle, et parfaitement humain, je me retenais pour ne pas fuir. J'avais peur d'avoir commis une erreur en l'emmenant là et en lui révélant ma véritable nature, mais il était trop tard, et j'attendais, plus impatient que jamais, une quelconque réaction de sa part.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-silence-has-fall.pro-forums.fr/


▌Hiboux postés : 281
▌Mon arrivée : 25/04/2012

---------------
Patronus: Une brume informe
Epouvantard: Des papillons
Animagus: Non

MessageSujet: Re: « T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn. Jeu 3 Mai - 16:29

Venia était allongée dans l'herbe du parc de l'école, prenant les derniers bains de soleil de la saison avant l'arrivée de l'hiver et profitant des dernières minutes qui leur étaient impartit en dehors de leurs salles communes, quand un avion vint se poser sur son ventre. Elle sourit et se redressa en voyant l'objet qui commençait déjà à reprendre sa course lascive. Prenant le bout d'une aile entre deux doigts, elle regarda l'objet animé cherchant à fuir son emprise pour reprendre son envol et venir à nouveau se poser sur elle, mais elle ne le lâcha pas, observant les tentatives qu'il avait pour se sortir de cette impasse. Une fille de Poufsouffle s'esclaffa en regardant Venia faire et demanda à son camarade s'il pensait qu'il lui restait assez de neurones pour comprendre que c'était un message et qu'elle devait l'ouvrir. Mais Venia s'en fichait, perdue dans sa contemplation du bout de papier ensorcelé et plié de sorte de former un avion qui pouvait battre des ailes pour tenter de s'évader d'entre ses doigts.

Elle le lâcha finalement et l'avion reprit sa course, mais à peine avait-il fait une vingtaine de centimètres qu'elle le rattrapa vivement, dépliant délicatement ses ailes comme-ci elle avait peur de lui faire mal. La poufsouffle pouffa à nouveau, avant que son camarade de l'entraîne par la manche loin de la scène. Quelqu'un qu'il n'avait absolument pas envie de croiser en ses circonstances s'était révélé à ses yeux et il préférait éviter de perdre bêtement des points parce qu'il avait laissé son amie se moquer ouvertement d'une malade mentale.

Ma petite Venia, suis le chien aux yeux multicolores, il est magique tu verras, et tu m'y retrouveras à ses pieds une fois arrivée à destination. Mais je t'en prie, ne sois pas effrayée.
Quelqu'un qui ne te veux que du bien...
C'était le mot inscrit dans une écriture fine et délicate. Elle sourit. Elle avait rencontré ce chien aux yeux vairons lors de son arrivée à Poudlard et l'avait immédiatement adoré. Ce magnifique canidé aux poils immaculés, mouchetés de gris. Elle était presque sûre qu'elle ne le reconnaîtrait pas un jour de neige, s'il venait à fermer les yeux et à se cacher parmi les rocher. Mais elle le sentirait quand même. Elle sentait toujours les présences. C'était devenu une sorte d'instinct de survit pour compenser le fait que son cerveau embrumé lui faisait défaut.

Elle entendit qu'on l'appelait et devina que les heures de libertés étaient terminés. Ils devaient tous rentrer dans leurs salles communes. La jeune fille se leva donc et prit le chemin de son dortoir, jusqu'à ce qu'elle ne voit plus aucun surveillant à proximité. Elle se faufila à nouveau vers la grande entrée du château. Elle commença à se demander si elle faisait bien de suivre un bout de papier non signé quand elle vit apparaître l'animal, toujours aussi beau, ses yeux à deux couleurs abaissant toutes ses craintes. Pourquoi craindre un tel animal ? Il était si gentil, si adorable. Le chien s'approcha de la sorcière et celle-ci s'accroupit automatiquement pour lui caresser la tête, mais il ne semblait pas vouloir rester sur place, car il se reprit très vite et la tira par sa robe de sorcier jusqu'à la forêt interdite. Venia suivit le pas - que le chien semblait prendre soin à accorder à ses capacités - sans dire un mot, sans poser une question, toujours parfaitement convaincu qu'elle ne risquait rien avec lui. Elle commença à douter légèrement lorsqu'il la fit rentrer dans le bois, mais se laissa conduire toujours sans manifester de désapprobation. Elle constata vite de toute manière qu'il s'arrêtait à bonne distance, avant d'être trop loin pour ressortir rapidement à l'abri sous la lumière de la lune, mais assez loin pour qu'ils deviennent complètement invisibles aux yeux de quiconque regardant par les fenêtres.

S'accroupissant à nouveau pour jouer avec le chien, Venia le vit reculer et haussa un sourcil, alors qu'il reculait, avant de se redresser sur ses pattes arrières, pour finalement devenir le professeur Abhainn Ó Ghallachóir. Elle le regarda pendant un moment, un peu choquée par la scène. Tik Tok, voilà que le cerveau redébloque... Elle se redressa, toujours sans quitter son professeur des yeux et fit un pas vers lui, tendant doucement la main, comme pour ne pas effrayer un animal sauvage, puis tout aussi délicatement, elle posa ses doigts sur la joue de son professeur d'enseignement spécifique. Sa main glissa le long de sa joue, jusqu'à sa mâchoire, puis elle ramena vivement celle-ci contre sa bouche à elle, étouffant un rire. « J'ai cru pendant un instant que je devenais folle... Et je me suis rappelée que je suis vraiment folle ! », s'exclama-t-elle, comme ci elle racontait la blague du siècle en espérant garder son sérieux malgré tout. « Mais si je sais que je le suis, est-ce que ça veut dire que je vais bien, là, tout de suite ? »

Elle toucha à nouveau le visage de son professeur, constatant toujours la sensation de sa peau sous ses doigts et pouffa. « Réel ! », dit-elle décidé. « Est-ce répertorié ? » Maintenant assuré de la véracité de ce que lui montrait ses yeux, elle lui demandait, le plus sérieusement du monde, si le fait qu'il soit un animagus avait été déclaré au Ministère de la Magie. Brave petite Venia. Quand ce n'était pas la folie qui la prenait, c'était pour poser des questions tout aussi idiotes et inutiles...

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
« Alors tu vois, comme tout se mêle et du cœur à tes lèvres, je deviens un casse-tête. Ton rire me crie, de te lâcher avant de perdre prise, et d'abandonner. Car je ne t'en demanderai jamais autant, déjà que tu me traites, comme un grand enfant. »

(c) Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


▌Hiboux postés : 947
▌Mon arrivée : 30/09/2010

---------------
Patronus: _
Epouvantard: _
Animagus: Non

MessageSujet: Re: « T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn. Ven 4 Mai - 12:40

L'attente de sa réaction me sembla durer une éternité. Tremblant, certainement plus pâle qu'un moldu après le passage d'un vampire, mon front commençait à se perler de petite goutes de sueur, et ma respiration saccadée n'arrangeait certainement pas le tout. Et puis la scène se déroula une seconde fois dans mon esprit, et je pris conscience que j'avais réussi à le faire. Pour la première fois de ma vie, j'avais révélé mon secret, ne m'étais pas caché derrière ma forme canine pour me rapprocher de celle que je convoitai. Du moins, je n'avais pas réitéré l'expérience désastreuse que j'avais effectuée avec Abigaël, la connaissant par cœur, la suivant partout sans même qu'elle ne sache qui je pouvais bien être. Aujourd'hui, face à Venia, j'étais plus nu et vulnérable que jamais, mais aussi fier quoi qu'il advienne.

La regardant toujours dans les yeux, je n'aurai jamais imaginé que les choses tourneraient ainsi. Sentant sa main chaude sur ma joue, la tension qui s'était installée en moi tomba tout d'un coup. Soupirant un coup, je pu reprendre une respiration des plus normale, mais en ce qui concernait mon visage, il reprit bien plus de couleurs qu'à l’accoutumé. La sensation de sa main se baladant sur mon visage était incomparable, et mon esprit criait en vouloir plus encore.

Et puis je repris mes esprits, je ne sais pas si cela s'affichait également sur mon visage, mais au bien être et au soulagement de cette réaction si douce se mêlait stupéfaction et horreur. J'étais professeur et elle était élève, mon élève, et je n'avais pas le droit d'avoir de telles pensées. Restant quelques instants la bouche en O, je me ravisai. Personne n'était obligé de savoir finalement. Et puis elle semblait si heureuse, riant et me souriant.

« Mais qui t'a dit que tu étais folle ? » lui demandai-je d'une voix douce. Ce propos semblait si déplacé venant de sa bouche. Folle, comment pouvait-on se dire que l'on est fou soi-même ? « Tu n'es pas folle, et ceux qui te le disent ont bien tord de le penser. Tu as juste une manière de penser qui diffère de celle des autres, une manière d'analyser une situation un peu différente. Mais si la différence est signe de folie, alors chaque être vivant est fou, car nous sommes tous différents, même si nous cherchons tous à nous ressembler les uns les autres, tels des moutons pour entrer dans le moule de la société que nous nous sommes nous même fabriqué. C'est assez drôle, moule me fait penser à tombe. » finissant cette tirade perdu dans mes pensées, je me rendis compte que mes propos pourraient peut-être lui faire peur, et passai donc à autre chose. Venia m'avait posé des questions, et je savais très bien que les questions, si elles sont posées, c'est qu'elles attendent des réponses, sinon à quoi bon les poser.

Sentant encore sa douce main sur ma joue, bien qu'elle n'y soit plus, mes yeux pétillaient toujours et les frissons que cela m'avait procuré s'épanouissaient encore le long de mon échine. « Oui, ceci est répertorié. » continuai-je en approchant à mon tour ma main de son visage dans un sourire épanoui. « Le professeur Dumbledore et quelques autres connaissent mon secret, tu en fais partie désormais. » dis-je en passant ma main dans sa chevelure dorée. « Je suis content que tu ne sois pas effrayée, mais maintenant que tu sais, tu dois me promettre une chose... » lui dis-je en approchant ma bouche de son oreille. « Tu dois garder mon secret. » lui chuchotai-je à l'oreille. Je n'avais aucun doute là-dessus, je n'avais même pas besoin de lui demander de faire ça pour moi, et même si elle le répétait, l'école entière la croyait folle. Mais partager un secret pouvait être bénéfique pour elle, pouvait lui redonner l'impression d'exister, d'être importante pour quelqu'un, de ne plus être seule face aux autres. Et c'était bel et bien cela que je voulais, être avec elle, mettre au tapis sa solitude qui devait certainement la peser.

« Dis, tu veux bien rester encore un peu avec moi ? » lui demandai-je alors en faisant glisser mes doigts le long de son bras avant d'attraper doucement sa main pour l'enfermer dans la mienne. Elle n'avait pas l'air de vouloir partir, et cette question pouvait paraître de ce fait bien stupide, mais je crois qu'à ce moment là, c'est moi qui avais peur de la solitude.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-silence-has-fall.pro-forums.fr/


▌Hiboux postés : 281
▌Mon arrivée : 25/04/2012

---------------
Patronus: Une brume informe
Epouvantard: Des papillons
Animagus: Non

MessageSujet: Re: « T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn. Lun 7 Mai - 17:01

Venia était folle, elle le savait. Tout le monde le lui répétait tout le temps. A la maison, à l'école... la liste des gens qui la disaient folle était trop longue pour qu'elle prenne le temps de dire tous les noms. Elle ne répondit donc pas à la question et l'écouta lui parler de l'importance des différences. La jeune sorcière sourit en l'écoutant parler, puis finit par baisser les yeux en regardant ses doigts se tortiller les uns dans les autres. « Sauf que moi, je le suis vraiment... mon cerveau est... », murmura-t-elle si bas qu'elle-même ne s'entendit même pas prononcer les mots, avant de faire un geste qui voulait lui dire de laisser tomber.

Le professeur Ó Gallachóir, ou plus sobrement professeur Gallachóir, comme il acceptait depuis des années de se faire plus simplement appeler, lui assura que ses dons d'animagi étaient bel et bien connu du Ministère de la Magie, ce qui la rassura grandement. Elle n'aurait pas aimé qu'il ait des problèmes si sa capacité venait à se faire savoir alors qu'il ne l'avait jamais officiellement déclaré. Elle n'aimait pas l'idée qu'il puisse tout simplement avoir des problèmes. Pas lui, si gentil avec elle, si plein d'attention, sans jamais rien attendre en retour, sans la regarder avec pitié.

Il lui avoua ensuite que seulement quelques privilégiés étaient au courant du fait que le chien blanc que les enfants de l'école adorait était en vérité le professeur d'Etudes des Runes sous sa forme animale et il n'omit pas de l'inclure désormais dans cette liste. Elle sourit légèrement, jusqu'à ce qu'il passe une main dans ses boucles blondes. Là, elle sentit son coeur battre la chamade, mais ne bougea pas d'un cil, attendant qu'il parle à nouveau, plongé dans ses yeux. Il lui avoua être heureux qu'elle ne soit pas effrayée par cette découverte et elle sourit à nouveau. « Je promets », accepta-t-elle à sa demande. « Je promets de ne rien dire. De toute façon, personne ne me croirait... » Elle soupira, puis lui sourit, plus joyeuse que ses dernières secondes. « Je ne dirais rien, promis ! » La jeune sorcière s'en voudrait de ne pas tenir promesse et de lui causer des ennuis sur un sujet qu'il ne voulait apparemment pas divulguer au monde entier.

Le professeur lui demanda de rester un peu avec lui et pour la première fois depuis qu'elle l'avait vu se transformer devant elle, Venia songea au fait qu'il y avait peut-être un petit problème dans tout ça. Il était son professeur, elle n'était qu'une adolescente. Et cette intimité, même s'il n'y avait rien de tendancieux jusque là, n'était pas normale... Ne devrait pas être normale. Et malgré tout, lorsqu'il lui prit la main pour lui demander de rester, elle sentit que c'était la chose la plus naturelle du monde... Ou en tout cas la plus douce du monde. Aussi agréable que lorsqu'elle avait touché son visage un peu plus tôt ou que lorsqu'il lui avait caressé les cheveux. Elle hocha la tête et serra un peu plus la main de son professeur dans la sienne. Elle ne pouvait s'empêcher de se dire que ça ne devrait pas lui sembler si naturel. Que ça ne devrait pas être aussi doux. Pourtant, ça l'était. Elle devrait se sentir mal à l'aise, mais elle avait juste envie de rester là, avec lui.

Regardant leurs mains jointes quelques instants, elle finit par le lâcher et passa derrière lui pour aller s'asseoir aux pieds d'un arbre, les jambes repliées contre la poitrine, encerclées de ses bras. Appuyant son dos contre le tronc de l'arbre, elle leva les yeux vers son professeur et eu un petit sourire gêné. « Pourquoi moi et pas les autres ? Si c'est un secret ? Pourquoi me le dire à moi ? » C'est vrai. Venia n'était qu'une sorcière parmi les autres, une de ses élèves parmi les autres. Alors elle ne comprenait pas pourquoi, aujourd'hui, il lui révélait quelque-chose d'aussi important et secret sur lui. Elle qui n'était rien de plus qu'une élève rendue folle par un ''stupide accident'', ayant un béguin insensé pour lui depuis déjà quelques temps.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
« Alors tu vois, comme tout se mêle et du cœur à tes lèvres, je deviens un casse-tête. Ton rire me crie, de te lâcher avant de perdre prise, et d'abandonner. Car je ne t'en demanderai jamais autant, déjà que tu me traites, comme un grand enfant. »

(c) Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: « T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn.

Revenir en haut Aller en bas

« T'as plus toute ta tête, t'as pris tout mon cœur. » Venia & Abhainn.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DRAWN FATE :: » Out of Hogwarts. :: La forêt interdite.-